Sushi sur l’herbe

Sushi sur l’herbe

On moque souvent la présentation un peu kitsch de certains plats réalisés par les restaurants japonais en France. Ces restaurants (387 répertoriés pour Paris sur l’appli Pages Jaunes soit environ 20 par arrondissement) qui fleurissent depuis les années 80, loin des traditions culinaires nippones…

Pourtant, s’il y a bien un trait que l’on retrouve - même sur la partie à emporter - c’est ce souci du détail.

Dernier exemple en date  trouvé chez le « traiteur » japonais du coin de la rue  près du bureau, traiteur qui ne peut pas connaître le degré de tolérance de ses clients par rapport au wasabi et au gingembre (ingrédients dont potentiellement une partie des clients pourraient ne pas rafoler). Pour ne pas commettre d’impair tout en évitant de multiplier les mini-boîtes en plastique et essayant de rendre la barquette la plus présentable possible, le traiteur a trouvé la solution : la petite lisière d’herbe en plastique.


Vous me direz que la probabilité que le resto japonais du coin soit tenu effectivement par des japonais est faible. C’est vrai. Ce qui prouve que l’esprit de la relation client n’est pas inné ou propre à une culture en particulier.

Et oui,  c’est peut-être kitsch du point de vue européen, mais on sent que, pour reprendre les termes d’un ami, la barquette « n’est pas bâclée ».  Il y a là un état d’esprit. Et à l’origine de cet esprit, ce sont d’abord des hommes et des femmes qui évitent à d’autres hommes et femmes de prendre le wasabi pour un morceau d’avocat roulé en boule et le gingembre pour du saumon un peu trop rose.

La minute tourisme…

Pour terminer sur l’esprit de la cuisine à la japonaise, s’il y a une rue/ un quartier que vous devez visiter à Tokyo, c’est bien Kappabashi. Couteaux de cuisine (discrets pour le retour en avion), ustensils en tout genre, faux aliments en plastique (du thon à la crêpe banane-chocolat)… tout y est.

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